Le siporex s'impose aujourd'hui comme une solution de construction prisée par les professionnels et les particuliers en quête de performance énergétique et de confort. Ce matériau innovant, également connu sous l'appellation béton cellulaire, combine légèreté, isolation thermique remarquable et facilité de mise en œuvre. Découvrons ensemble ce qui fait la singularité de ce produit et pourquoi il séduit de plus en plus dans les projets de construction neuve comme de rénovation.
Qu'est-ce que le siporex : composition et caractéristiques
Le siporex désigne en réalité une marque commerciale de béton cellulaire, produite en France depuis le début des années 1930 et aujourd'hui intégrée au groupe Xella. Il s'agit d'un matériau de construction destiné à l'édification de murs porteurs, de cloisons et d'aménagements intérieurs ou extérieurs. pour connaitre les differences entre béton cellulaire et siporex, il faut savoir que le terme siporex est en fait une appellation commerciale du béton cellulaire, tout comme Ytong, autre fabricant reconnu sur le marché. Les deux entreprises bénéficient de la certification ISO 14001, attestant de leur engagement envers des performances environnementales contrôlées.
La fabrication du béton cellulaire siporex
La fabrication du béton cellulaire repose sur un procédé ingénieux mêlant plusieurs composants naturels. Le mélange se compose principalement de sable à hauteur de 44 pour cent, de chaux à 10 pour cent, de ciment à 3 pour cent et d'eau représentant 41 pour cent du total. À cela s'ajoute un agent d'expansion sous forme de poudre d'aluminium, qui constitue environ 0,6 pour cent de la composition. Lors de la fabrication, cette poudre d'aluminium réagit avec les autres éléments pour créer des millions de microcellules d'air emprisonnées dans la matière. C'est cette structure alvéolaire qui confère au matériau ses propriétés isolantes exceptionnelles, puisque l'air représente finalement 80 pour cent du volume total du produit fini. L'étape de cuisson à la vapeur sous pression, appelée autoclavage, permet ensuite de solidifier l'ensemble et d'obtenir un matériau homogène et résistant. Ce processus garantit une durabilité remarquable, avec une durée de vie supérieure à 50 ans et un classement écologique de catégorie A.
Les propriétés techniques du matériau
Le béton cellulaire se distingue par une masse volumique particulièrement faible, de l'ordre de 500 kilogrammes par mètre cube, soit quatre fois moins qu'un parpaing traditionnel dont la masse volumique oscille entre 1900 et 2000 kilogrammes par mètre cube. Cette légèreté facilite grandement la manipulation sur chantier et réduit les contraintes structurelles sur les fondations. Sur le plan de l'isolation thermique, les performances sont impressionnantes : pour une épaisseur de 20 centimètres, le coefficient de résistance thermique atteint 1,60 mètre carré kelvin par watt, contre seulement 0,23 pour un parpaing de dimensions similaires, soit un rapport de performance sept fois supérieur. Le pouvoir isolant du matériau varie entre 0,09 et 0,046 watt par mètre kelvin selon les produits. En matière de résistance au feu, le siporex obtient la classification A1 des Euroclasses, la meilleure possible, ce qui signifie qu'il est totalement incombustible et ne dégage aucun gaz ni fumée toxique en cas d'incendie. L'inertie thermique du matériau contribue également au confort d'été en régulant naturellement les températures intérieures. Ces caractéristiques en font une solution monomur, c'est-à-dire un matériau capable de jouer simultanément le rôle de structure porteuse et d'isolant thermique, sans nécessiter d'isolation complémentaire dans certaines configurations.
Les multiples atouts du siporex dans la construction

Les qualités du béton cellulaire en font un matériau de choix pour les constructions respectant les normes RT 2012 et même pour les maisons passives, qui exigent des performances énergétiques très élevées. Sa polyvalence permet de l'utiliser aussi bien pour monter des murs neufs que pour réaliser une isolation extérieure lors de travaux de rénovation. Les carreaux siporex se déclinent en différentes épaisseurs, notamment 5, 7 et 10 centimètres pour les cloisons, et jusqu'à 30 ou 42 centimètres pour les murs porteurs. Le fabricant propose même des carreaux courbés avec des rayons de 30 ou 60 degrés, ouvrant des possibilités architecturales intéressantes. Pour la mise en œuvre, une colle spécifique appelée Siporex Easyfix permet d'assembler les blocs avec des joints minces, garantissant une excellente continuité de l'isolation.
Isolation thermique et acoustique remarquable
L'isolation thermique constitue sans conteste l'un des atouts majeurs du béton cellulaire. Les millions de microcellules d'air emprisonnées dans la matière créent une barrière naturelle contre les déperditions de chaleur en hiver et la pénétration de la chaleur en été. Cette propriété permet de réaliser des économies substantielles sur les factures énergétiques tout au long de la vie du bâtiment. Un mur neuf de 30 centimètres d'épaisseur coûte environ 50 euros hors taxes par mètre carré, tandis qu'une épaisseur de 42 centimètres revient à 70 euros. Pour une isolation extérieure de 18 centimètres, le prix s'établit autour de 40 euros par mètre carré. Bien que le prix au mètre carré du matériau seul se situe entre 15 et 35 euros, contre 8 à 30 euros pour des parpaings creux standards, le surcoût initial de 30 pour cent environ est rapidement compensé par les performances énergétiques. Sur le plan acoustique, le béton cellulaire offre également une isolation phonique intéressante, même si elle reste légèrement inférieure à celle d'une brique creuse pour les faibles épaisseurs. Un carreau de 36,5 centimètres atteint ainsi un affaiblissement acoustique de 50 décibels, contre 52 pour une brique creuse de 20 centimètres. Cette caractéristique en fait néanmoins un choix pertinent pour les cloisons intérieures, notamment avec les profils à emboîtement qui facilitent l'assemblage.
Facilité de pose et économies réalisées
La légèreté du siporex simplifie considérablement sa manipulation et sa pose sur chantier. Le sciage s'effectue aisément avec une scie spéciale, permettant des découpes précises pour s'adapter à toutes les configurations architecturales. Le gain de temps lors de la mise en œuvre est estimé à 30 pour cent par rapport aux matériaux traditionnels, ce qui réduit les coûts de main-d'œuvre malgré la nécessité de faire appel à un maçon qualifié. Un mur en béton cellulaire de 20 centimètres d'épaisseur coûte entre 105 et 115 euros par mètre carré pose comprise, contre 80 à 85 euros pour un mur en parpaing de même dimension. Toutefois, il convient de souligner que le matériau présente une certaine fragilité avant et après la pose, nécessitant une manipulation soignée et l'utilisation de chevilles spécifiques pour les fixations murales. Sa nature poreuse impose également l'application d'un enduit hydrofuge en extérieur ou dans les pièces humides pour garantir sa durabilité. Du point de vue écologique, malgré une énergie grise assez importante de 188 kilowattheures par mètre carré et un bilan carbone de 65 kilogrammes équivalent CO2 par mètre carré, le béton cellulaire reste recyclable et participe activement à la réduction de la consommation énergétique des bâtiments sur le long terme. Sa composition à base de matières premières abondantes et sa légèreté qui diminue l'impact du transport en font un choix cohérent pour les projets soucieux de leur empreinte environnementale.
